Mon séjour en réanimation

C’était il y a un mois.
Après un premier scanner passé aux urgences, deux médecins viennent m’expliquer le plus simplement du monde que je viens de faire une rupture d’anévrisme.

« Vous avez du sang dans le cerveau, il va falloir opérer et sécuriser l’anévrisme. Peut-être faudra t’il drainer le sang. Vous serez ensuite transférée quinze jours en réa »

La babache que je suis répond:

 » En réa? Pas la peine. Je respire bien, ça ira ». (Pour moi la réa c’est COVID ou coma)

Mon séjour en réanimation

Je précise qu’il s’agit là de ma propre expérience en réa. D’autres personnes hospitalisées dans le même service sont dans un état bien plus grave que le mien, souffre bien plus que moi. Certaines n’en ressortent pas vivantes. Mon séjours finalement fût court et je réalise que je reviens de loin. Plus de peur que de mal comme on dit. Euh…non, sans déconner ça fait mal!

Un monde de souffrance et de bienveillance

Après les résultats du scanner, j’ai intégré sans tarder ma nouvelle « demeure ». Une dizaine de professionnels s’agitent autour de moi, ils m’installent, me parlent sans cesse, se présentent à tour de rôle et m’expliquent ce qu’ils me font ou vont me faire. Je suis sidérée de les voir agir si rapidement et sereinement à la fois.

« Bonsoir madame, je suis infirmier, je vais m’occuper de vous cette nuit. Nous allons gérer votre douleur ».  En me parlant il me branche cathéter, perfusion et électrodes. Une aide soignante vient se présenter à son tour, puis le neurochirurgien, les internes.

Le lendemain un peu avant 8 heures deux autres aides soignantes arrivent, se présentent, me parlent avec une extrême douceur, me foutent à poil en moins de 3 minutes, (toute tentative de préserver ma dignité est vaine) et font ma toilette en moins de deux. J’ai froid, elles me réchauffent, m’appliquent du lait hydratant et me couvrent. Les brancardiers m’attendent, s’impatientent parce qu’il faut faire vite. Ils m’emmènent avec le sourire et des mots réconfortants et bienveillants. L’ascenseur nous donne l’occasion de papoter et de faire connaissance. Un peu comme au boulot à l’heure de la pause. Ils me font marrer, j’ai mal mais ils arrivent à me faire rire. Ca y est, je me suis fait deux nouveaux copains dans l’ascenseur de l’hôpital.
Au bloc, ils sont si souriants. Le sourire de tous ces gens contraste avec l’ambiance glauque des couloirs et la gravité de la situation. C’est fou de dire ça, mais ça rend l’ambiance plus légère, plus zen. A aucun moment je suis inquiète, juste curieuse, alors je pose beaucoup de questions. L’anesthésiste prend le temps de me parler et de répondre à mes interrogations parfois connes. Lui et son infirmière me demandent d’imaginer un lieu agréable. J’en ai un tas qui me viennent à l’esprit. Je leur demande s’ils connaissent Londres, Sète, Lens, Fenêtres sur mer et les Orties. Je leur raconte le kiffe de se perdre dans la foret de Sillé, quand l’anesthésiste me dit « Vous êtes prête pour une balade en Mayenne? Puis plus rien.

Me voici de retour pas en Mayenne mais en réanimation. Je vais y passer 15 jours douloureux. 15 jours entourée de gens merveilleux, pro, bienveillants et très attachants.

Le chirurgien vient me confirmer que tout s’est bien passé. L’anévrisme est sécurisé, il y en a un autre plus petit que l’on se contentera de surveiller. Il m’explique ce qu’il m’avait déjà dit aux urgences. Après cette intervention, des complications graves peuvent survenir d’où l’importance de garder les patients en réa. L’une des complications que l’on redoute est le fameux vasospasme.
Le lendemain, je n’y échappe pas. Le doppler alerte les internes. Vasospasme ! Vasospasme! Je n’entend plus que ce gros mot. Les gros vaisseaux sanguins du cerveau deviennent alors plus étroits ce qui diminue l’apport en oxygène au cerveau. J’étais un peu somnolente à ce moment là, mais il me semble avoir entendu d’autres gros mots comme: artères nécrosées. STOP!  Je ne veux plus rien savoir. J’ai eu ma dose, d’ailleurs je n’ai plus de place dans le crâne pour ces conneries. Je préfère penser à autre chose, à mes hommes, mes potes, aux Orties et laisser les médecins gérer ce merdier que j’ai dans la tête. J’ai tellement envie de dormir.

Il est environ 22h, je repars au bloc sans attendre toujours aussi bien entourée, encadrée, je dirais même chouchoutée. Les brancardiers sont mes héros. Je retrouve les mêmes visages, dont un médecin qui a froid tant il est épuisé. Ca y est je suis une habituée du bloc (à défaut d’être une habituée des bars). Je me sens plus sereine même si depuis le début je n’ai pas eu l’occasion de réaliser ni d’avoir peur. J’ai juste froid et mal au crâne. Je n’en peux plus de ce mal de crâne.

Mon retour en réa se fait au petit matin. Enfin dans mon souvenir c’était le petit matin. Ou peut-être encore la nuit. J’ai perdu la notion du temps et je veux dormir si possible sans avoir mal. Mais la réa est un monde où tu ne dors pas.

Lumière et bruits incessants, les alarmes des autres chambres sonnent dans la mienne et inversement, chaque fois que je bouge un cathéter un bip insupportable se déclenche, le bruit de la porte qui s’ouvre m’agresse, mon matelas qui se gonfle me réveille. On me fait des prises de sang et de température régulières, la surveillance de la tension et celle de la saturation en oxygène sont constantes, je passe un doppler deux fois par jours, j’use et j’abuse de la pompe à morphine, les plateaux repas sont dégueulasses, j’ai des nausées, je vomis, les douleurs au dos provoquées par ce maudit matelas anti escarres me font chialer, les douleurs insoutenable à la tête me rendent cinglée. Je pleure pour avoir plus de morphine, et ou un somnifère. Mes veines saturées par les perfusions ont claqué. J’ai un cathéter dans le cou ( plus de place au niveau des bras) un capteur à l’oreille droite, le brassard à tension au bras gauche, une perf au bras droit, une jolie sonde urinaire et des bas de contention. Une vraie princesse.

Chaque fois que je bouge pour tenter de trouver désespérément un position moins douloureuse, soit je tire sur une perf, sois je donne un coup pied dans ma sonde urinaire.
J’ai des comprimés à prendre toutes les 4 heures, pour la douleur mais aussi pour rétablir mon taux de sel et pour dilater les artères. J’en ai tellement que j’ai arrêté de les compter. J’en viens à rêver de Poppers comme au bon vieux temps quand je m’encanaillais avec les potes. Le Poppers est un dilatateur comme un autre après tout.

Je suis en restriction hydrique soit 50cl d’eau maximum par tranche de 24 heures. J’ai terriblement soif, les prises de médicaments me prennent le peu d’eau que j’ai le droit de boire.
Je ne peux plus utiliser ma main gauche, la droite est reliée aux perfusions, on me dépose donc les comprimés directement dans la bouche, on me coupe la viande, le pain, on ouvre mes compotes…Dans le doute, j’ai demandé confirmation .

Dites, c’est la réa ici ou l’ehpad ?

A ce moment là, je sais que j’ai définitivement perdu toute dignité, mais je m’en fiche parce qu’ici tout le monde est sympa, on papote, on se marre entre deux crises de larmes et surtout on gère ma douleur. Jean-Marc vient me voir tous les jours, il est lui aussi toujours bien accueilli et aux petits soins. Une infirmière lui a proposé de prendre sa tension. Il a le droit de m’apporter toute la bonne bouffe dont j’ai envie. Quand il part, je chiale. Et pas seulement lorsqu’il part.

Ugo me parle au téléphone et je chiale, quand je lis les messages de Jules je chiale, Tom me dit de vite guérir pour l’aider à décorer sa nouvelle chambre et je chiale, je lis les messages de Laurence et je chiale. Je raccroche après avoir parlé avec ma cousine et je chiale, je commence à lire tous les messages des copains, et je chiale. Je crois que pendant ces trois semaines, j’ai chialé 850 fois par jour.

J’ai beaucoup de nausées mais je me force à manger un peu parce que je suis en dénutrition. Ce jour où au menu il y avait « couscous » c’en est de trop, j’ai maudit tout le service et j’ai vomi. En même temps je vomis chaque jour, et chaque jours je perds du poids. Faut pas rêver, c’est pas le gras du bidou que je perds mais du muscle.

Le syndrome de Stockholm

Un jour un interne me dit être désolé de voir mes bras recouverts de bleus, en plaisantant il me rappelle que les infirmiers me torturent. Je lui réponds que je les aime beaucoup, qu’ils sont fabuleux. Et là il me dit: Oh vous, vous nous faites le syndrome de Stockholm. 

Oui clairement, mes « tortionnaires » sont géniaux. Voyant que j’arrivais à manger un peu de poire, le seul aliment qui ne me donnait pas la gerbe, une aide soignante m’en planquait dans le réfectoire. Un jour ou j’ai eu envie d’une compote fraiche, un infirmier m’en a apporté un stock entier. Combien de fois, on m’a massé le dos pour me soulager et me détendre. Le kiné avait toujours un mot encourageant et me félicitait à la fin de chaque séance, même quand je faisais de la merde. On a beaucoup papoté voyages avec l’équipe soignantes. J’ai filé les adresses de tous les blogs que j’aime. On a bien rigolé quand à cause de ma main folle je perdais dans mon lit tout ce que je tentais d’attraper: médicaments, téléphone, fourchette. C’était sympa pour les infirmières d’aller récupérer mon bordel sous les draps. Un soir on a trouvé mon pain du déjeuner, le chargeur de mon téléphone et mon haricot à vomi.

Les délires de la morphine étaient moins sympa. Un jour j’ai été attaquée par des bouches. Des dizaines de bouches dégueulasses qui m’entouraient. Un autre jour c’étaient des silhouettes autour de moi, des gens chelou qui me fixaient. Chaque fois je me réveillais avec une violente douleur dans les jambes. Un bon mauvais trip cette morphine.

Ces petits bonheurs (malgré tout)

  • Le premier grand kif a été la tarte Tatin que Jean-Marc m’a apportée. Mon aide soignante l’avait un peu réchauffée, accompagnée de sa petite portion de crème fraiche, on s’est régalé le bidou.
  • Déguster le bon fromage de contrebande de Julie. Tout droit venu de la Creuse.
  • Enlever son dernier cathéter, celui branché dans le cou qui m’a laissée des petits trous comme si Dracula était passé par là.
  • Ne plus être en restriction hydrique et voir les infirmières m’apporter une eau pétillante.
  • Quand mon dernier scanner passé en réa est bon. C’est signe que je vais pourvoir quitter la réa et intégrer une chambre « normale ».
  • Utiliser à nouveau ma main gauche, même un peu.
  • Me passer en boucle Embrella academy  avec mon téléphone.

Après ces 15 jours en réa j’ai intégré une chambre « classique ». Le calme était si intense qu’il en était dérangeant voire inquiétant. Alors que je devais me réjouir d’avoir une fenêtre qui m’apportait l’air et la lumière du jour, je me sentais perdue, j’étais angoissée. Mes copains de la réa me manquaient.
Puis petit à petit j’ai fait la connaissance de mes nouvelles infirmières et aides soignantes, médecins et kiné qui ont continué de prendre soin de moi..

A tous, je leur dis un grand, un immense merci.

59 commentaires

  1. Oh ma pauvre, j’espère que tu vas mieux ! Dire que je pensais que la réa c’était du dodo artificiel… (pareil pour moi réa = covid ^^). j’espère que maintenant ils t’ont bien stabilisée et que tu vas pouvoir te remettre de tout ca et surtout ne plus avoir toutes ces douleurs ! Heureusement que tu étais bien entourés et que les soignants étaient au top pour prendre soin de toi !

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  2. Wow…c’est un sacré trip que tu nous racontes là…tu m’as mis les larmes aux yeux :/
    J’espère que tu vas mieux !
    Merci pour ce récit à la fois terrible et touchant, ça nous fait relativiser de nos petits bobos quotidiens…
    Prends bien soin de toi ❤

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  3. Quelle aventure dingue et douloureuse ! T’es une championne du storytelling, t’arrives même à nous faire rire avec une histoire aussi dramatique.
    T’es une championne de la vie et tu vas te rétablir très vite.
    Hâte de fêter ton rétablissement !

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  4. Tu es très courageuse et avec ton sens de l’humour tu vas très bien t’en sortir. Ça fait plaisir de voir qu’il y a encore de l’humain dans certains hôpitaux. C’est loin d’être partout le cas. Je te souhaite de « revenir » au top de ta forme. Des tonnes de bisous.

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    1. Merci Mireille, oui l’humain est bien présent. Tous ces gens, en plus des soins ont été d’un soutien énorme. Ils font oublier le reste, les cons, les galères, la douleur..
      Bise Mireille à très bientôt.

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    1. Je crois que lorsque la douleur est telle, insoutenable, quand tu ne penses qu’à elle…Tu es prêtes à tout encaisser pour la calmer. Et je le répèterai jamais assez, il y a pire. Je m’en sors bien quand on y pense.
      Merci pour tous tes messages ma chère Béatrice. Je t’embrasse.

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    1. Tu veux que je te souffle dans l’œil ? (le truc bien dégueu) . Merci Solène. Tous tes petits mots et ceux des copains ont contribué largement eux aussi à me mettre debout. Grosses bises. J’espère à bientôt.

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  5. Je te rejoins tout à fait sur ce que tu as dit des soignants. Je suis aussi tellement reconnaissante envers eux. J’ai connu la réa plusieurs fois mais pas aussi longtemps que toi, ce qui m’a le plus marquée c’est la désorientation temporelle, ne pas savoir quel jour et quelle heure, tellement on est shooté.
    Bravo pour ton récit, tu es championne pour le storytelling comme le dit Sylvie, on était presque avec toi dans la salle de réa. 🙂

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    1. Merci beaucoup Sophie.
      Tu sais, je pense souvent à toi. A ce que tu a vécu et enduré. Je pense surtout à ta façon d’avancer, et d’aller de l’avant, profiter des bons moments, des belles choses, de tes proches. Et je m’en inspire.
      Bon et bien je vais m’y mettre aux storytelling. La prochaine en plus joyeuse. Je t’embrasse.

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  6. Heureux de lire que tu vas beaucoup mieux.
    De terribles épreuves, tu as passées.
    Comment en es-tu arrivée à passer ce premier scanneur ?
    Je te souhaite un très bon rétablissement.
    Bises réconfortantes

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    1. Des douleurs intentes à la tête. La nuque et le dos endoloris et raidis. C’est un peu passé puis deux jours après juste avant d’aller chez le médecin pour lui en parler (les douleurs avaient diminué mais étaient toujours présentes) une autre douleur encore plus violente que la précédente. Egalement les mains comme engourdies. Jean-Marc a appelé le 15. Puis direction les urgences. Merci pour ton message. Des grosses bises à la famille.

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      1. J’ai perdu mais retrouvé dans sa quasi totalité l’usage de ma jambe gauche et main gauche. A ma sortie d’hôpital je n’avais plus besoin de béquille. C’est une question d’endurance à présent. Le plus compliqué pour moi est que je fatigue vite et le manque de concentration.

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      2. Argh, c’était suite à l’opération ?
        Pas évident du tout de retrouver « des forces ».
        Plus jeune, j’ai réappris à marcher suite à une hospitalisation prolongée. La première fois que je me suis mis accroupi, je n’ai pas réussi à me relever…
        J’ai parcouru ce blog et j’ai vu que tu parlais de problème par rapport au gluten, c’est toujours d’actualité ?
        Bonne soirée et prends bien soin de toi.
        Bises

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      3. Si j’ai bien suivi toutes les explications (il y en a eu trop, j’ai saturé) c’est suite au manque d’oxygène. J’ai fait une hémorragie cérébrale, et le fameux vasospasme. Concernant le gluten, je dois avouer que je mange très mal (enfin mangeais, je fais attention à présent), je dois simplement me modérer et ça suffit. Il y a des années, suite à une opération du genou, Jmarc a lui aussi réappris à marcher. La première fois qu’il a tenté de se lever, il s’est retrouvé étalé au sol. Voilà ce qui arrive quand on fait son « kéké ». A présent c’est de lui dont je dois prendre soin. Une galère n’arrivant pas seule, on lui a confirmé une tumeur cancéreuse au niveau des vertèbres. Si tu en a marre de toutes ces mauvaises nouvelles, je comprendrais que tu te désabonnes de mes blogs et que tu me vires au plus vite. En attendant je vous souhaite un beau et doux week-end les amis.

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      4. Pas cool pour Jmarc…
        Comment cela va se passer pour lui ?
        Quels sont les symptômes ?
        Quel(s) traitement(s) ?
        Me désabonner, quelle drôle d’idée, tu as ?
        Je viens de farfouiller dans mon tableau de bord, cela fait déjà un quinquennat que nous avons des tissés des liens virtuels mais solides ! Nous ne nous sommes malheureusement pas encore croisés malgré nos escapades parisiennes…
        Non, je ne me désabonne pas et je signe pour un nouveau quinquennat 😉
        Bises à vous deux et beaucoup de courage

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      5. Au départ des symptômes qui ont fait penser à une tendinite. Puis environ deux mois plus tard, j’aperçois une grosseur au niveau de son cou.
        Radio, scanner, IRM et biopsies plus tard nous avons eu confirmation d’une tumeur « pas gentille ». Il va être suivi à l’institut Curie d’Orsay pour suivre une protonthérapie. Des rayons (laser comme un Jedi)
        La date du traitement n’est pas encore connue mais les choses se mettent en place. Nous avons deux rvd fixés pour le 18 mars. Enfin!
        Depuis septembre qu’il souffre au niveau des épaules il est plus que temps.
        Alors on reste copains ? Cool ! Partante pour un nouveau quinquennat! Et comment !
        En espérant vous voir un jour dans la vraie vie. Après avoir soigné nos bobos.
        On vous embrasse.

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  7. J’ai liké juste pour te dire que je viens de te lire, mais c’est pas ce que je voulais « manifester » à la lecture de ton voyage…
    Complètement hallucinant, même sans morphine !
    Eh ben dis donc ! Tu reviens de loin !
    Je te serre dans mes bras, contre mon coeur !
    Et Jean-Marc aussi.

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    1. Tu n’as pas idée comme tes messages et petits mots sont un grand réconfort. Moi aussi je te serre dans mes bras. Même le gauche qui est bien plus opérationnel à présent. Je t’embrasse très fort.
      Puis c’est bien aussi de liker héhé.

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  8. Une sacrée plongée dans le monde des urgences.Tu es une battante, j’avais cru le percevoir mais là c’est confirmé. Bon rétablissement de tout coeur !

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    1. Merci beaucoup Renée. Ce qui est frappant, c’est cette ambiance où cohabite violence, douleur avec bienveillance et chaleur humaine. Humainement, je peux dire avoir pris une sacrée claque.

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  9. J’ai eu mal rien qu’à te lire. Quelle peur. Vivement le prochain perrier pyjama tarte tatin que tout ça soit derrière toi.
    (et j’ai pris une fois de la morphine, et me suis dit qu’en dernier recours, donc je vois bien tes bad trips!)

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  10. Oh que oui, vivement les retrouvailles. Perrier, bière, mojito, pyjama ou sortie de bain. Hâte de vous revoir. Je crois que le pire souvenir dans tout ça restera la morphine.
    Merci pour ton message Virginie. Des bises.

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      1. Nous sommes satisfaits. Même si le chirurgien pour diverses raisons ne pourra peut être pas extraire la tumeur dans sa totalité, c’est une très bonne chose.

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